Petit rappel des faits : Hospitalisée à la suite d'une grosseur au bas du ventre, j'ai subit une intervention
chirurgicale, sans être couverte par mon assurance.
Travaillant en Suisse, j'ai dû contracter une assurance santé privée car la SS ne fonctionne plus pour les frontaliers. Tout s'est bien passé pendant quelques mois suite à mon adhésion mais fin
janvier 2008, tout s'est vite compliqué ; mon nouveau gynéco (l'ancien étant parti en retraite) a fait la découverte d'un kyste (de la taille d'un kiwi) sur un de mes ovaires.
Bien que courant pour lui, ce fut l'apocalypse pour moi, je n'en croyais pas mes yeux. Et cette grosseur (7cm), je ne pouvais le croire, il ne pouvait s'agir que d'une erreur ou un dérèglement de
l'appareil échographique où l'échelle du 1er cliché aurait différé du suivant mais après une courte période, j'ai dû me rendre à l'évidence. J'avais une tumeur (certes bénigne, l'apprenant par la
suite) mais une tumeur et ce genre de chose n'avait pas été détecté auparavant (aucun symptôme détectable) et ne l'aurait probablement pas été si je n'avais pas changé de gynéco.
Seul moyen : l'ôter car il était déjà assez gros (1cm pour un ovaire sain). La nouvelle sue, je n'ai donc pas hésité et dans la précipitation, sans
même y réfléchir, ni même en parler à mon mari, j'ai accepté l'intervention le plus rapidement possible.
Mon gynéco pratiquerait l'opération et la date a donc été fixée en clinique par chance (?) , ça tombait sur mes 2 semaines de vacances du mois de février).
J'ai donc démarché la clinique qui m'a ensuite renvoyé vers mon assurance afin de demander la prise en charge.
Tracassée et en larmes, je me suis rendue à l'agence. Après explication de ma situation, ils m'ont rassurés en me signalant que tout ceci n'était qu'une simple
formalité et qu'ils en avaient l'habitude. Je suis repartie quelque peu sereine.
3 jours plus tard, je reçois un courrier où le siège social de l'agence me demande mon dossier gynécologique complet afin d'étudier mon cas de prise en charge.
Confiante et n'ayant rien à cacher, je leur transmets au plus vite un double (heureusement que je me l'avais récupérer avant que mon ancien gynéco s'en aille).
La date de l'intervention approche et la réponse de prise en charge se fait attendre. Rien, je n'ai toujours rien !
J-1, le jour où je devais rentrer à la clinique, pas de papiers donc pas d'hospitalisation !
Je suis abattue (allez payer une assurance !!!), la date est reportée car l'agence « n'a pas eu le temps de traiter mon dossier », le médecin conseil n'étant présent que 2 jours par semaine au
siège pour traiter les demandes. Et il faut croire que la mienne pouvait attendre !!!
La date fut donc reportée à la semaine suivante (la 2ème semaine de mes vacances). Là, c'est sûr ! Prise en charge ou pas, je rentre en clinique ! Le financement
viendra ensuite !
Et sans surprise, la réponse s'est fait attendre !
Finalement, l'opération a bien eu lieu comme convenu le 13/02. La veille, je me suis tout de même acquittée de 1500 € (chèque de garantie) au cas où l'assurance
refuserait.
L'intervention s'est bien passée et le lendemain, le couperet est tombé, l'assurance a répondu dans la NEGATIVE (sous prétexte que je connaissais cette tumeur, que j'avais eu des antécédents et
que j'aurais cherché à les dissimuler). Tout est faux évidemment ! Vous apprenez que vous avez une grosseur suspecte dans le ventre, vous attendez vous pour agir, vous ? Il faut être complètement
idiot pour laisser ça !
Mon moral en prend bien évidemment un coup !
Je règle entièrement la facture de l'intervention.
Heureusement que je suis soutenue par mon entourage et mon gynéco. Ce dernier décide de faire appel car cette histoire est impensable (nombreux coups de fils et
courriers) mais peine perdue, la décision de l'expert est définitif.
Toutefois à force de harcèlement, il décide de régler la note si de mon côté, j'accepte une augmentation de 40 % sur ma cotisation mensuelle (sinon, il est envisagé ma radiation pour fausse
déclaration de ma part, incroyable non !).
C'est dire combien, c'est dégueul**** !
Je me sens souillée, je passe pour une menteuse et une fraudeuse ! Et si j'accepte de régler, ça serait leur donner raison ! (Ce que je ne veux en aucun cas ! car tout est faux, pourquoi est-ce à
moi de payer ?).
Désespérée, je m'en remets alors à mon gynéco qui me demande de mettre ma fierté de côté et d'accepter finalement leur chantage, même si rien de tout cela n'est juste ! Et de les planter dès que
possible !
Ce que je ne manquerai de faire en temps et en heure pour toutes
« mes » assurances chez eux !!!
A bon entendeur, n'allez pas chez A*F !
Dis-moi tout !